L’histoire du village du Merlier

Un peu d’histoire d’architecture contemporaine 2
Le Village est classé « Monuments historiques »

« L’architecture, c’est une façon de mouler une tendresse sur une contrainte »
disait Louis Arretche…

L’histoire du Village du Merlier, construction des années 50, reste un exemple d’une aventure architecturale hors du commun.

Propriétaire d’une des 35 Villas du village Camarat, nous ne nous lassons pas, année après année, de bénéficier et de faire bénéficier à nos amis (ou à des locataires sélectionnés précautionneusement pour leur gout de l’architecture !...) , des moments inoubliables de repos profond dans cet endroit magique.

Tous nos visiteurs ont été marqués par une impression de beauté magique et d’environnement ressourçant…

« Château Volterra », un cas d’école enseigné en étude d’architecture : Pourquoi ?

1956 les Ateliers de Montrouge sont fondés par Jean Louis Verlet.
Deux puis trois autres associés le rejoignent : ils avaient 30 ans !
Ils réussissent un incroyable chantier avec le maire de Ramatuelle soucieux de protéger l’environnement à une époque de croissance du tourisme de masse sur la côte…

Leur premier grand chantier respecte plusieurs fondamentaux du difficile équilibre entre urbanisme et architecture… Petit voyage rapide dans les racines de ce repos profond magique :

  • La localisation du village, dans le creux d’une petite crique, est protégé des vents d’Est coupés par le cap Camarat , mais aussi du ponant venant du cap Taillat.
  • Les ruelles à l’abondante végétation bien ordonnée et entretenue, permettent une circulation à l’ombre en plein été, et nécessitent très peu d’entretien, ce qui donne au village cette impression de propreté et de fraicheur permanente.
  • Le village appartient aux enfants, libres et heureux de faire des connaissances sur la place principale du village, puisqu’aucune voiture n’y circule. Les parents n’ont alors plus qu’à valider les heures auxquels les bambins s’inviteront les uns chez les autres, le jour d’après, une fois finie la sieste !... Les ados gardent souvent et spontanément les petits…
  • La nuit,des éclairages discrets au ras du sol n’empêchent pas de laisser la beauté profonde du ciel étoilé nous pénétrer comme si nous étions au sommet d’une montagne en Suisse !... Par moment, au retour de sorties tropéziennes, on se croirait navigateur à la barre dans l’arrivée nocturne à l’ile de Böcklin…
  • De jour, les platanes suaves sur les petites places avec les céramiques bleues, les bassins et quelques fresques au détour des ruelles (œuvres de Perrier), rendent au village une touche méditerranéenne au style et à l’atmosphèretrès « fondation Maeght » …

Cette polychromie architecturale n’est pas sans rappeler les ultramarine, orange, et blanc crème, couleurs si évocatrices du célèbre « pantonnier »Le Corbusier
www.polychro.fr

Voila pour le décor…

Une fois à l’intérieur, c’est un rêve que de vivre dans un lieu resté intact comme ces merveilleux architectes l’ont imaginé : Les huisseries en bois de pin d’oregon (un des meilleurs bois résistant à l’humidité) ont survécu 40 ans d’intempéries… La voute catalane en terre cuite garde son éclat d’origine… Les toitures végétalisées sont laissées aux herbes folles… Les aérations nombreuses permettent une ventilation naturelle, un frais relatif en plein été, et l’absence totale d’humidité notamment au sous-sol en demi saison… Année après année…

Merci à eux…
… avec ma gratitude aussi pour la video faite par l’association MALTAE qui m’inspiré ces quelques lignes…  Denis